Une projection décrit un projet, pas l’état actuel
Un DPE projeté désigne couramment une estimation de la performance d’un logement après des travaux envisagés. Elle utilise un état de départ et des hypothèses de rénovation : caractéristiques des isolants, surfaces, menuiseries, ventilation, chauffage et eau chaude. Tant que ces travaux ne sont pas réalisés et constatés, le résultat concerne un scénario.
Cette projection ne constitue pas le DPE réglementaire décrivant l’état actuel du bien pour une annonce de vente ou de location. Il ne faut pas présenter la future classe espérée comme si elle était déjà acquise. Le document doit préciser son objet, les hypothèses, les postes modifiés et les limites d’utilisation. Un intitulé commercial ne crée pas, à lui seul, une valeur réglementaire particulière.
Pour l’éco-PTZ global, la pièce de référence est l’audit
Dans le parcours individuel de performance énergétique globale, les règles prévoient un audit établissant notamment le gain énergétique attendu. Une simple feuille affichant deux lettres DPE, même calculées avec un logiciel, ne remplace pas l’ensemble de ce travail. Le besoin de la banque doit donc être reformulé précisément avant toute commande.
Pour un éco-PTZ par actions, le dossier suit d’autres exigences et n’impose pas systématiquement un audit ou une projection. Il est inutile de déduire le document nécessaire du seul mot « éco-PTZ ». Demandez la liste écrite des pièces, le formulaire applicable et le parcours visé. Nous pouvons alors déterminer si la mission attendue est un audit, une étude de scénario ou un contrôle documentaire préalable.
État initial, scénario et état après travaux : trois étapes
L’état initial doit représenter le logement avant l’intervention. Un DPE valide et ses données peuvent contribuer à cette description, mais leur cohérence avec le bien et les justificatifs doit être vérifiée. Une extension aménagée depuis le diagnostic ou un équipement remplacé peut modifier le point de départ.
Le scénario projeté décrit ensuite les travaux que vous envisagez réellement. Enfin, un DPE après travaux, lorsqu’il est requis ou souhaité, décrit les caractéristiques effectivement réalisées et documentées. Ce dernier ne doit pas être confondu avec la simulation antérieure. Si l’entreprise a modifié une référence ou si un poste a été abandonné, la performance attendue peut ne plus être la même.
- Avant : vérifier les données de départ et les transformations déjà réalisées.
- Projet : calculer un programme précis, identifiable dans les devis.
- Après : documenter les ouvrages exécutés et établir le document adapté à l’usage demandé.
Les informations qui rendent une projection exploitable
Une intention telle que « isoler les murs » est trop vague pour un calcul précis. Il faut connaître les parois traitées, leur surface, les performances proposées et les détails qui influent sur la continuité de l’isolation. Le même raisonnement concerne la toiture, les planchers, les fenêtres et les systèmes techniques. Les hypothèses manquantes doivent rester visibles dans l’étude.
Apportez les devis détaillés et les notices utiles. Signalez également les travaux différés : une ventilation prévue dans deux ans ne doit pas être considérée comme déjà présente dans un scénario financé aujourd’hui. Les performances d’une pompe à chaleur doivent être mises en relation avec les besoins du bâtiment et le système de diffusion. La projection ne remplace pas son étude de dimensionnement.
Exemple : comparer deux programmes pour une maison
Exemple hypothétique en Alsace : une maison est équipée d’un chauffage ancien, possède des combles partiellement isolés et présente un inconfort dans les pièces du rez-de-chaussée. Le propriétaire souhaite changer les fenêtres et le chauffage. Une étude peut comparer ce programme à un scénario intégrant l’isolation du plancher bas et une ventilation adaptée, après vérification des possibilités techniques.
La comparaison ne consiste pas à retenir automatiquement le scénario qui affiche la meilleure lettre. Elle doit aussi éclairer l’ordre des travaux, l’occupation pendant le chantier, les contraintes d’humidité et les interfaces entre entreprises. Les coûts sont des estimations à confronter aux devis. Aucun gain de deux classes ne peut être déduit de cet exemple sans collecte des données et calcul du logement concerné.
Les points de vigilance propres à 2026
Le changement du coefficient électrique à 1,9 peut modifier l’étiquette d’un logement sans travaux. Pour un DPE admissible existant, l’ADEME propose une attestation officielle qui reprend sa durée de validité. Cette mise à jour administrative n’est pas un DPE projeté et ne prouve pas un gain obtenu grâce à une rénovation. Les documents comparés doivent être cohérents avec les règles du dispositif financé.
Pour une offre d’éco-PTZ de performance globale émise à compter du 1er septembre 2026 concernant une maison individuelle, il faut également examiner la condition de décarbonation du chauffage et de l’eau chaude. Une projection favorable ne suffit pas si le programme conserve un équipement fossile incompatible avec le parcours. L’exception prévue pour les équipements de raccordement à un réseau de chaleur ou de froid doit également être prise en compte. Faites vérifier ce point avant de figer les devis et le plan de financement.
Ce qu’une étude ne peut pas garantir
Une projection ne garantit pas les consommations facturées. Le climat de l’année, les habitudes des occupants, les températures de consigne et la qualité de mise en œuvre influencent les usages réels. Elle ne constitue pas non plus une autorisation de travaux, une expertise structurelle ou une validation bancaire.
Le rapport doit permettre de remonter du résultat aux données et aux choix de rénovation. Si une hypothèse est incertaine, il est préférable de l’identifier et de rechercher un justificatif plutôt que d’afficher une précision artificielle. Pour la vente ou la location, seul le document réglementaire approprié à l’état du logement doit être utilisé. Pour le prêt, la liste des pièces exigées demeure la référence du dossier.
Un devis adapté au besoin exact de votre banque
Transmettez la formulation reçue de la banque, la commune, le type de bien, votre DPE et le programme envisagé. Nous distinguons d’abord le document existant, l’étude nécessaire et les éventuels compléments. Lorsque le dossier impose un audit, le devis doit porter sur cette mission complète au lieu de vendre une projection insuffisante.
Auditis Énergie est basé à Strasbourg et étudie les demandes dans les secteurs présentés sur le site, notamment Colmar et Mulhouse. Téléphonez au 07 49 96 97 39 ou utilisez le formulaire. Indiquez dans les précisions « éco-PTZ / document demandé par la banque » : cela permet de préparer un échange utile sans vous demander de maîtriser tous les sigles.
Vos questions, nos réponses
Puis-je publier la classe du DPE projeté dans mon annonce ?
La projection porte sur des travaux envisagés. Elle ne remplace pas le DPE réglementaire de l’état actuel du logement. Ne présentez pas une performance future comme déjà acquise dans une annonce de vente ou de location.
Ma banque emploie le terme DPE projeté : que dois-je demander ?
Demandez-lui le parcours d’éco-PTZ et la liste précise des pièces. Pour la performance énergétique globale, la pièce requise est un audit répondant aux règles du dispositif, pas seulement une simulation de classe.
Faut-il recalculer si je change de pompe à chaleur ou d’isolant ?
Une modification peut affecter le scénario. Transmettez le nouveau devis et les performances avant de retenir le résultat initial. L’importance du recalcul dépend de ce qui change et du cadre de l’étude.
L’attestation électrique ADEME est-elle une projection après travaux ?
Non. Elle actualise l’étiquette d’un DPE admissible en raison d’une évolution de calcul. Elle conserve l’échéance du DPE initial et ne constate pas la réalisation d’une rénovation.
Sources et repères
Informations consultées le 8 octobre 2026. Les règles nationales et la situation précise du bien déterminent la mission.

